Costa Rica - Manuel Antonio, Jaco et Pura Vida



Suite de mes billets sur mon voyage au Costa Rica, et fin de la découverte du parc Manuel Antonio, non loin de la ville de Quepos. J'espère que vous vous portez bien depuis jeudi dernier ;) 

Le parc de Manuel Antonio propose plusieurs sentiers pour se familiariser avec la végétation costaricaine. Nous avons judicieusement pris celui menant 1) au Mirador (environ 1,2 kms aller) 2) aux Playas Gemelas. Mais les touristes (et les Ticos!) y vont surtout pour les plages "secrètes" au sable blanc, moins bondées que les plages publiques (je vous renvoie à mon post précédent), ainsi que pour les animaux. On peut notamment rencontrer des singes hurleurs, des iguanes, des paresseux, etc. Laissez-moi vous dire que nous n'avons RIEN vu de tout ça MAIS la balade n'en était pas moins agréable. Comptez 10$ US pour l'achat d'un ticket en tant que non-résident, et 1600¢ pour les résidents (ceci pourrait passer pour un détail superflu, je vous l'accorde!) (je n'ai pas spécifié le nom de la devise locale dans mes précédents articles : les colones). Ne jouez pas de malchance comme nous avons pu le faire mes acolytes et moi : dès que vous vous retrouvez à proximité de l'entrée officielle du parc, bifurquez sur la gauche pour vous procurer des billets. Un guichet spécifique a été installé mais les indications pour ne pas le manquer sont, ma foi, assez floues. 

Je vous épargne l'anecdote : "Elles attendirent vingt-cinq minutes au soleil, puis entrèrent dans la première partie du parc, toutes emplies d'espoir et de soulagement de pouvoir troquer cagnard contre ombre; pour finalement se faire refouler quelques secondes plus tard, faute de n'avoir pas pu montrer patte blanche".








Nos deux jours à Quepos nous ont permis de faire une activité nommée "mangrove swamps", c'est-à-dire du kayak dans la mangrove. Dans notre Lonely Planet, dès les premières pages, il est fortement encouragé de faire cette activité si l'occasion se présentait et je vous avoue que j'avais TRÈS envie de le faire. 

Bilan de cette expérience : peut-être l'un des moments les plus épiques/hilarants/complexes/cocasses de mon voyage! Dans une embarcation prévue pour deux personnes, Audrey et moi (Cynthia s'étant retrouvée "binômée" avec une touriste montréalaise nobody) avons tout simplement passé DEUX HEURES à ESSAYER d'avancer DROIT. Imaginer un immense passage aquatique bordé de buissons épineux, un groupe d'une vingtaine de personnes dont des Américains (très gentils!) et puis ... deux filles complètement paumées, fonçant dans tous les bouts de bois possibles et imaginables. Un jeu de flipper à taille humaine ... sur l'eau. Au final : une demi-heure de retard par rapport au reste du groupe, des épines dans les mains et dans le front, une semi-technique pour bloquer les feuillages avec le pied, un désespoir de plus en plus profond ET silencieux. Du kayak, est-ce que j'en referai ? Oui oui :)

Cette activité nous aura permise de manger chez des locaux (CASADOOOO : un plat typique composé de riz, d'haricots noirs, de bananes plantins, de salade et d'une protéine comme du poisson ou de la viande). Et plus particulièrement pour moi, de faire la connaissance d'un Américain originaire de Philadelphie, Mike, avec qui j'aurai échangé quelques vérités générales sur l'occidentalisation à outrance du reste du monde, suivant le modèle (absurde) des États-Unis. Et tout ça, en contemplant des vaches costaricaines. Priceless

Jaco




Jacooooooo! Dernière ville de cette première partie du voyage! Nous y avons passé une seule nuit, et je dirai que ce n'est pas plus mal. Sorte de Las Vegas costaricain, Jaco est réputée pour sa vie nocturne, ses boutiques touristiques en très grand nombre, ses restaurants de fruits de mer, ses auberges de jeunesse accueillant principalement des surfeurs, etc.

À une heure et demie de Quepos (en bus), Jaco m'aura personnellement laissé un souvenir à la fois mitigé et à la fois très beau. Mitigé car le fossé entre le côté campagnard incarné par Quepos et l'aspect outrancier de Jaco aura été difficile à surmonter. Très beau car je me suis retrouvée en pleine nuit, au beau milieu de la plage, livrée à moi-même, plongée dans une obscurité quasi-totale, à observer les étoiles et à écouter le bruit des vagues. Michel Onfray dira : "le moment où je suis devenu fraise" // je paraphraserai en disant : "le moment où je suis devenue sable". Un sublime moment de pleine présence à moi-même, à n'affronter que l'évidence parfois effrayante du moment présent.







Jaco est un passage obligé si l'on veut rejoindre la ville de Montezuma (prochaine destination), sur la Péninsule de NicoyaDepuis la plage, il part une fois par jour en début de matinée, aux environs de onze heures, une navette-ferry pouvant contenir une quinzaine de personnes. Comptez 40$ la traversée et une heure pour la durée de voyage.
 
Je vous conseille fortement de prendre cette navette (si vous souhaitez rejoindre la Péninsule de Nicoya) car elle va vous faire gagner beaucoup de temps (une heure contre parfois huit heures de bus et des détours interminables) et elle vous permettra de diversifier vos moyens de transport. La navette permet notamment de profiter d'une magnifique vue de la côte ouest costaricaine et pour les plus chanceux d'entre vous, vous pouvez voir des dauphins. 

N'ayant vu aucun animal NI au parc Manuel Antonio NI durant notre épreuve au kayak, je ne vous étonnerai pas en vous disant que nous n'avons vu AUCUN dauphin. (De l'aigreur dans la voix dîtes-vous ? Que nenni). 


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